Les joueuses, les sélectionneurs et les sélectionneuses participant à la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Maroc 2026™ pourront échanger avec des FIFA Legends et des experts techniques
Parmi les intervenantes figurent des championnes du monde de la FIFA, venues partager leur parcours et prodiguer de précieux conseils aux jeunes joueuses engagées dans la compétition
Les sélectionneurs et sélectionneuses des 24 équipes participantes découvrent les moyens mis à leur disposition par la FIFA pour favoriser la progression de leurs joueuses, de la catégorie U-17 jusqu’à l’équipe nationale « A »
La Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Maroc 2026™ réunit actuellement quelques-uns des plus grands espoirs du football féminin mondial. Mais c’est avant tout leur avenir qui était au cœur des discussions lors du Sommet des joueuses et des échanges techniques pour entraîneur(e)s organisés par la FIFA à Rabat (Maroc).
La compétition, qui se déroule du 17 octobre au 7 novembre, offre une vitrine aux meilleures jeunes joueuses, alors que 24 équipes tentent en ce moment même de succéder à la RDP Corée au palmarès de l’épreuve.
Au-delà de la compétition, l’objectif est de permettre aux joueuses de poursuivre leur développement, tant sur le plan personnel que professionnel, pour intégrer à terme l’équipe nationale senior de leur pays.
Le sommet a offert à plusieurs joueuses engagées dans la phase de groupes de cette édition l’occasion de rencontrer les FIFA Legends Shannon MacMillan, April Heinrichs, Mercy Akide et Fatmire Alushi, qui ont toutes été à leur place avant de connaître la carrière dont rêvent aujourd’hui ces jeunes talents.
« À l’époque, nous ne bénéficiions pas de telles initiatives. Je jouais avant tout par passion pour le football », a confié Shannon MacMillan, ancienne star de la sélection américaine, sacrée championne du monde en 1999 et médaillée d’or lors du Tournoi Olympique de Football Féminin en 1996.
« Quand je vois à quel point le football a évolué et tout ce qu’il m’a apporté dans la vie, je trouve extrêmement gratifiant de pouvoir aujourd’hui transmettre mon expérience à ces jeunes joueuses. Les aider, dès leur plus jeune âge, à prendre conscience de la valeur du football et du caractère unique d’une telle opportunité, tout en leur donnant les clés pour en profiter pleinement, est une expérience particulièrement enrichissante. »
« Ces échanges sont vraiment précieux, car ces anciennes joueuses sont déjà passées par là et ont vécu les mêmes expériences que nous. Elles peuvent donc nous transmettre leurs connaissances et nous faire profiter de leur vécu pour nous aider à mieux appréhender les exigences d’une telle compétition », a expliqué Gabriela Istocki, membre de la sélection canadienne participant à la compétition.
« Pour une jeune footballeuse, rien de plus inspirant que de rencontrer ses idoles, de découvrir leur parcours et de bénéficier de leurs conseils. C’est pourquoi ce Sommet des joueuses est si important, tant pour nous que pour les participantes. Même après une défaite la veille, elles peuvent en repartir avec le sourire, inspirées et plus déterminées que jamais à poursuivre leurs rêves », a expliqué Carolin Braun, responsable expertise haute performance à la FIFA.
Aux côtés du Programme de développement des talents de la FIFA, la compétition constitue l’un des principaux leviers de développement du football féminin, en offrant aux jeunes talents la possibilité de progresser et de se mesurer aux meilleures joueuses de leur génération sur la scène internationale.
« Dans le cadre du Programme de développement des talents de la FIFA, nous collaborons avec plus de 200 de nos associations membres à l’élaboration de leurs plans stratégiques. Nous les aidons notamment à créer des conditions propices à l’épanouissement des jeunes talents, par exemple en organisant davantage de stages de préparation des équipes nationales et en renforçant les activités de détection des jeunes joueuses », a expliqué Carolin Braun.
« L’essentiel de notre travail auprès des associations membres se concentre sur la période de développement des talents, entre 12 et 18 ans », a ajouté April Heinrichs, championne du monde avec les États-Unis lors de la première édition de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ en 1991 et aujourd’hui spécialiste haute performance à la FIFA, qui participait également au sommet. « Ces années sont décisives dans la formation des joueuses. C’est à cet âge qu’elles commencent à prendre conscience de leurs qualités et de leur potentiel. »
Élargie à 24 équipes et organisée chaque année depuis l’édition 2025, la compétition offre également aux sélectionneurs et sélectionneuses l’occasion de se mesurer à leurs homologues du monde entier, mais aussi, à l’instar de leurs joueuses, d’enrichir leurs connaissances et de perfectionner leurs compétences.
Le sommet a également permis de présenter les nombreuses initiatives mises en place par la FIFA pour accompagner les entraîneur(e)s tout au long de leur parcours. Celles-ci vont de l’obligation d’assurer une présence minimale de femmes sur les bancs de touche lors des compétitions de la FIFA à la mise en place, par les entraîneur(e)s de talents de la FIFA, de réseaux locaux d’entraîneur(e)s hautement qualifié(e)s au sein des associations membres.
« Ces échanges techniques réunissent les entraîneur(e)s de toutes les équipes participantes afin de leur présenter les différents dispositifs d’accompagnement proposés par la FIFA et de leur montrer l’étendue du soutien que nous leur apportons sur le plan technique », a expliqué Carolin Braun à l’issue de cette rencontre organisée dans la capitale marocaine. « En plus des webinaires de préparation organisés en amont de la compétition, plusieurs experts techniques sont présents sur place pour assister aux séances d’entraînement et échanger avec les sélectionneurs et sélectionneuses. Ils peuvent ainsi répondre à leurs questions, les conseiller et les accompagner, tout en se familiarisant avec leurs méthodes de travail. »
Les analystes des équipes ont également découvert comment le Groupe d’étude technique de la FIFA analyse les matches et les compétitions. D’autres sujets liés au football féminin ont également été abordés. Enfin, les jeunes joueuses ont eu droit à un dernier conseil de la part de leurs illustres aînées, dont elles espèrent un jour suivre les traces.
« Je leur conseillerais de ne jamais baisser les bras, quoi qu’il arrive », a déclaré Mercy Akide, FIFA Legend qui a disputé trois éditions de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™ avec le Nigeria. « Quel que soit le domaine, il faut savoir surmonter les échecs et les difficultés. Dans le football, on peut passer à côté d’un match ou subir une blessure qui nous éloigne des terrains pendant trois mois, six mois, voire un an. Mais quand on a un rêve, il faut s’y accrocher, continuer à y croire et ne jamais renoncer à jouer. »