Des matches à 8 contre 8 sur terrain réduit, mais avec des buts de taille réglementaire, pour stimuler la créativité et la vivacité d’esprit des jeunes joueurs
Rentrées de touche au pied à la place des rentrées de touche à la main, et ligne de hors-jeu matérialisée sur les côtés, à hauteur de la surface de réparation de l’équipe qui défend
Au total, 2 646 joueurs issus de 189 associations membres de la FIFA ont participé à la compétition, qui a vu 78 nations faire leurs grands débuts dans une Coupe du Monde de la FIFA™
La Coupe du Monde et Festival U-15 de la FIFA™ a inauguré un format inédit, spécialement conçu pour un tournoi dont l’objectif premier est de favoriser la progression et la participation des joueurs, plutôt que la seule quête de la victoire. Les sélectionneurs ont salué ces changements novateurs, estimant qu’ils offrent davantage de temps de jeu aux joueurs et rendent les matches plus rapides et plus intenses, ce qui est idéal pour leur développement.
Au-delà du nouveau format de la compétition, le festival reflète l'ambition plus large de la FIFA de créer de meilleures opportunités de développement pour les jeunes joueurs du monde entier. Arsène Wenger, Directeur du Développement du football mondial de la FIFA, a souligné l’importance de placer chaque joueur au cœur de l’expérience.
« À cet âge, le plus important, c’est de donner à tous les joueurs la possibilité de jouer, d’apprendre et de s’exprimer. On veut que les jeunes joueurs s’amusent, développent leur créativité et prennent leurs propres décisions sur le terrain », a-t-il déclaré. « Ce festival a pour vocation d’offrir à chaque talent l’environnement propice à son épanouissement. »
Quelque 2 646 joueurs issus de 189 associations membres (AM) de la FIFA ont rejoint l’Azerbaïdjan pour cette semaine de compétition. Pour 78 de ces AM, il s’agissait de leur toute première participation à une Coupe du Monde de la FIFA™, ce qui fait du festival un événement particulièrement important pour l’accès au football international. Afin de garantir du temps de jeu à l'ensemble de ces joueurs, tout en favorisant l'équilibre compétitif entre les équipes de différents pays, le choix s'est porté vers un format à 8 contre 8, avec deux mi-temps de 20 minutes par match et des remplacements illimités. Les dimensions du terrain ont été réduites à 68 m × 47 m, mais des buts de taille réglementaire ont été conservés, et le hors-jeu ne s’appliquait qu’au-delà de repères spécialement tracés sur la ligne de touche, à hauteur de la surface de réparation de l’équipe qui défend. Les rentrées de touche à la main ont été remplacées par des rentrées de touche au pied. Ce format a également généré une moyenne de près de cinq buts par match, reflétant la nature offensive du jeu et les occasions qu'il a offertes aux jeunes joueurs de s'exprimer dans le dernier tiers du terrain.
Le festival a également mis en lumière le lien entre cette vitrine internationale et l’action menée plus largement par la FIFA à travers son Programme de développement des talents (TDS). Au total, 556 joueurs, soit environ 21 % de l’ensemble des participants, étaient issus des Académies de la FIFA et représentaient 51 des AM présentes.
Ces chiffres témoignent du rôle croissant des Académies de la FIFA, qui offrent aux jeunes joueurs prometteurs un cadre de développement structuré dans leur propre pays. Le festival a offert à ces joueurs une précieuse opportunité de franchir un cap en faisant l'expérience de la compétition internationale et en partageant leur expérience avec des pairs du monde entier.
« J’ai relevé beaucoup de choses intéressantes, notamment les remplacements illimités. Ils nous permettent de donner à chaque joueur présent ici une chance de jouer, afin que tout le monde soit impliqué », a déclaré le sélectionneur du Mali, Rafan Sidibé. « Et surtout, les phases arrêtées créent encore davantage d’occasions et de situations, surtout les rentrées de touche.
« Les règles du hors-jeu sont aussi intéressantes, car même à cet âge, les enfants doivent commencer à se familiariser avec le football à 11. Cette règle du hors-jeu, je la trouve vraiment intéressante. Je pense que cette Coupe du Monde (U-15 de la FIFA) a été une expérience formidable pour les joueurs, l’encadrement technique et tous ceux qui y ont participé. Pour une première, je pense que les règles du jeu et le règlement ont été convaincants. »
Ulf Schott, Directeur des Programmes de Haute Performance de la FIFA, a expliqué que le format à 8 contre 8 visait à impliquer davantage les joueurs. « Quand on joue à huit, on touche davantage le ballon qu’à 11 contre 11. Cela permet de laisser place à la créativité, voire de l’améliorer, de la stimuler. Car pour jouer [dans] des espaces [aussi réduits] il faut être créatif », a-t-il expliqué. « C’est aussi une question d’organisation. Pour jouer à 11 contre 11, on aurait besoin de deux fois plus d’espace. Et on a également estimé que, pour l’équilibre compétitif entre les associations membres, il valait mieux jouer à 8 contre 8 qu’à 11 contre 11. »
Selon Ulf Schott, ce format s’inscrivait dans une démarche plus large visant à créer le meilleur environnement d’apprentissage possible pour les jeunes joueurs, dans le cadre d’un événement réunissant des équipes du monde entier.
« Grâce à ce format, chaque joueur est davantage impliqué dans le jeu. Il y a plus de ballons touchés, plus de décisions à prendre et plus de situations dans lesquelles les joueurs doivent trouver leurs propres solutions. On veut qu’ils réfléchissent au jeu, qu’ils s’expriment et qu’ils développent leur créativité. »
Ulf Schott a ajouté que la FIFA avait également testé un format à 7 contre 7, mais que celui-ci avantageait les joueurs les plus développés physiquement. « C'était un élément majeur, et l'autre aspect, c'est que l'on introduit déjà une approche plus technique à 8 contre 8 qu'à 7 contre 7. Et c’est aussi ce qu’on veut faire : ne pas être dans le tactique, mais amener à réfléchir sur le jeu. C’est pour ça qu’on a choisi le 8 contre 8 plutôt que le 11 contre 11 », a-t-il souligné.
Joueurs et sélectionneurs se sont ainsi adaptés au nouveau format au fil de la compétition, a-t-il observé. « Je dirais qu’au début, c’était plus brouillon. Tout le monde a fait preuve d'un immense engagement, mais c'était davantage sur le plan physique, dans les duels. À la fin, on avait le sentiment que tout le monde s'était adapté et que chacun utilisait mieux l'espace qu'auparavant, en respectant davantage les postes – en permutant aussi, mais pour mieux utiliser les espaces qu’auparavant.
Les rentrées de touche au pied, quant à elles, ont surtout fait office de test. « On a vu, et c’est probablement une piste de réflexion pour l’avenir, que dans de nombreux cas, cela a été utilisé comme une sorte de coup franc », a déclaré Schott, ajoutant que les rentrées de touche classiques et les rentrées de touche au pied avec conduite de balle avaient également été testées avant la compétition.
Le sélectionneur du Costa Rica, Luis Carlos Mejías, a lui aussi salué le format. « Le jeu devient plus rapide avec une règle du hors-jeu qui permet d'apporter plus de profondeur. Je pense que ça signifie moins de temps et d’espace… donc je trouve ça très bien », a-t-il déclaré. Même son de cloche chez Kirils Buravcevs, sélectionneur de la Lettonie : « C’est bien pour nos joueurs, parce qu’on a des transitions très rapides, en attaque comme en défense. Et on a beaucoup de duels sur le terrain. Et l’intensité, c’est l’essentiel pour nous, et on en est contents. »
Makoto Kametani, à la tête de Chinese Taipei, a estimé que les sélectionneurs en avaient eux aussi tiré profit : « C’est vraiment, vraiment exigeant pour l’encadrement », a-t-il admis. « Ça veut dire qu’on doit s’adapter, apprendre beaucoup de choses et s’ajuster à cette situation. Donc, à mon avis, c’est une bonne chose pour nous. »