FIFA
lundi 20 juillet 2026, 21:00

La Coupe du Monde de la FIFA 2026™ en Amérique du Nord laissera un héritage durable dans les cœurs et les esprits

  • Le plus grand événement footballistique de la planète a été un succès culturel historique en Amérique du Nord, où les records d’affluence et d’audience sont tombés les uns après les autres

  • Cette réussite trouve ses racines dans l’attribution de la Coupe du Monde de la FIFA, États-Unis 1994™, qui a servi de catalyseur à la création de la Major League Soccer (MLS)

  • Aujourd’hui, la MLS compte parmi ses franchises des champions de la Coupe du Monde de la FIFA™ comme Lionel Messi et Antoine Griezmann. Le commissaire de la ligue, Don Garber, a quant à lui appelé les supporters à soutenir les équipes de l’ensemble de l’écosystème nord-américain

La portée et l’ampleur de cette édition historique de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ sont sans précédent, aussi bien dans l’histoire du football et du sport qu’à l’échelle de la planète.

Les inquiétudes ou réserves quant à la pertinence d’une compétition à 48 équipes, à la capacité de trois pays hôtes à organiser un événement dans les meilleures conditions, tout comme le choix des pays organisateurs (Canada, Mexique et États-Unis) ont rapidement été dissipées sous l’effet de stades pleins à craquer (99,7 % de taux de remplissage), d’audiences télévisées record et des foules de supporters enthousiastes et hauts en couleur qui ont déferlé dans les rues des 16 villes hôtes d’Amérique du Nord.

« Cette Coupe du Monde n’a pas seulement battu tous les records possibles, elle les a pulvérisés », a déclaré le Président de la FIFA, Gianni Infantino, à la suite du sacre de l’Espagne face à l’Argentine, dimanche 19 juillet 2026, au stade de New York New Jersey. « Nous avons enregistré un nombre record de spectateurs dans les stades. Près de 7 millions ! Nous estimons à environ 6 milliards le nombre de personnes qui ont suivi l’événement depuis chez elles. Les chiffres officiels devraient être publiés prochainement. Le monde a semblé s’arrêter le temps de la Coupe du Monde.

Je pense que nous allons devoir inventer de nouveaux mots pour définir le succès de cette édition. »A significant portion of that historic response is a reflection of the unique, transcendent popularity of the FIFA World Cup™ itself. For 96 years, it has been an event that captivates the globe, delivers extraordinary drama, and generates enduring narratives and memories.

But another critical component of this summer’s success, especially in Canada and the United States, is the foundation laid 32 years ago by the FIFA World Cup USA 1994™.

“We wouldn’t be here today if it wasn’t for the (FIFA) World Cup in 1994, and we wouldn’t be able to show the world how popular and how passionate our country is for the global game if it wasn’t for getting granted this (FIFA) World Cup, in 2018,” said Major League Soccer (MLS) Commissioner Don Garber, who’s been at the helm of the USA’s top-tier professional league (which includes clubs in three Canadian cities) since 1999.

USA v Belgium: Round of 16 - FIFA World Cup 2026

A case could be made that the FIFA World Cup USA 1994 is among the most impactful sporting events of all time, as it forever altered the football landscape across the world’s largest market. There were doubts about that tournament too, as the hosts were far from a mature football nation. So, in 1988, FIFA smartly awarded the event with a significant condition attached: launch a fully professional, first-division league.

The power of the FIFA World Cup proved inescapable, even in an unproven market, and the 1994 tournament exceeded all expectations. The cumulative attendance of more than 3.5 million (across 52 matches) stood as the all-time record for 32 years until it was smashed this summer by the 104-game extravaganza which has drawn 6.8 million fans. Inspired by football’s potential in the USA (and eventually Canada), a handful of intrepid investors stepped up. MLS kicked off two years later with 10 teams.

Success was far from overnight, but football finds a way. MLS survived early hardship, established momentum after the turn of the century and now comprises 30 clubs. It employs some of the sport’s biggest names, including Lionel Messi, and its average attendance typically ranks among the world’s top 10 domestic football leagues.

Inter Miami CF v SE Palmeiras: Group A - FIFA Club World Cup 2025

Ce développement a contribué à asseoir la légitimité du football en tant que sport à forte attractivité aux États-Unis et au Canada (il était déjà bien établi et occupait une place prépondérante au Mexique, pays passionné de ballon rond). Le « soccer » a explosé, et les États-Unis comptent désormais une deuxième division composée de 25 équipes (USL Championship), deux ligues de troisième échelon (MLS Next Pro et USL League One) ainsi que deux championnats féminins professionnels (la National Women’s Soccer League et l’USL Super League). Quant au Canada, outre les clubs de Montréal, Toronto et Vancouver qui évoluent en MLS, le pays dispose également de ses propres ligues professionnelles avec la Canadian Premier League, composée de huit équipes (créée en 2019), et la Northern Super League féminine, composée de six équipes (créée en 2025).

Quant à l’équipe nationale masculine des États-Unis, elle figure régulièrement parmi les 20 meilleures équipes du Classement mondial masculin de la FIFA/Coca-Cola et a atteint les huitièmes de finale pour la quatrième fois au cours des cinq dernières Coupes du Monde de la FIFA™. Lorsque l’organisation de la compétition de 1994 leur a été attribuée en 1988, les États-Unis ne s’étaient plus qualifiés pour la Coupe du Monde depuis 38 ans. Le Canada a fait un bond spectaculaire de 90 places au classement mondial depuis 2017 et occupe désormais la 30e place. Lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, The Canucks ont remporté leur premier point, leur première victoire et se sont qualifiés pour la première fois pour les huitièmes de finale.

Canada v Qatar: Group B - FIFA World Cup 2026

Tous ces progrès trouvent, d’une manière ou d’une autre, leur origine dans l’édition 1994. Une génération plus tard, à l’été 2026, et malgré la chaleur, les conditions étaient réunies pour que la Coupe du Monde de la FIFA™ fasse l’objet d’un engouement sans précédent.

« La MLS, et Don Garber en particulier, ont accompli un travail remarquable pour développer le championnat, mais aussi pour bâtir tout un écosystème, des clubs aux infrastructures. Sans la MLS, beaucoup des infrastructures dont les équipes bénéficient aujourd’hui n’existeraient pas », a déclaré Victor Montagliani, président de la Concacaf et vice-président du Conseil de la FIFA, originaire de Vancouver, au Canada.

Spain v Argentina: Final - FIFA World Cup 2026

« En ce qui concerne les aspects plus structurels – qu’il s’agisse de la commercialisation ou des infrastructures – je pense que nous sommes clairement devenus une référence mondiale, comme l’a montré cette Coupe du Monde de la FIFA », a-t-il ajouté.

« L’engagement pris par les États-Unis auprès de la FIFA en 1994 était de créer un championnat masculin de première division », a expliqué M. Garber. « Aujourd’hui, comme l’a souligné Victor (Montagliani), cette ligue a largement contribué à l’émergence de cette nouvelle génération de joueurs, grâce aux infrastructures mises en place et à l’engouement des supporters. »

France v Sweden: Round Of 32 - FIFA World Cup 2026

Dès lors, quel héritage la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ va-t-elle laisser derrière elle ? À l’évidence, celui-ci sera considérable, car la dynamique footballistique enclenchée aux États-Unis et au Canada il y a plus de trois décennies est loin de s’essouffler. Les deux pays viennent de très loin, mais l’ambition de hisser leurs équipes, leurs championnats et leurs sélections masculines parmi les meilleures de la planète demeure (les équipes féminines américaines et canadiennes comptent déjà parmi les meilleures au monde).

C’est là que la compétition de cet été prend tout son sens. La Coupe du Monde de la FIFA 1994™ a donné l’impulsion nécessaire au développement de ces infrastructures. L’écho rencontré par la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ auprès du grand public laisse présager une transformation durable de la culture des deux pays nord-américains où le football a encore une large marge de progression.

« Cette compétition a été extraordinaire et a dépassé toutes mes attentes. La façon dont les gens l’ont vécue, les souvenirs qu’ils en garderont et toutes les histoires qui seront racontées sont tout simplement incroyables », a déclaré Victor Montagliani. « De toute évidence, les chiffres de l’audience aux États-Unis, au Canada et au Mexique ont été exceptionnels. Une grande partie des personnes qui ont suivi la compétition sont des jeunes, et chacun gardera de cette Coupe du Monde (de la FIFA) un moment marquant, qu’il s’agisse d’un exploit de son joueur préféré ou de son équipe favorite. Ce sont des souvenirs qui nous accompagnent toute la vie. »

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Si l’édition 1994 a laissé un héritage avant tout structurel, celle de 2026 laissera une empreinte durable dans les cœurs et les esprits. Des stades à guichets fermés aux FIFA Fan Festivals pleins à craquer, cet héritage dépassera largement les enceintes de la compétition pour s’ancrer dans les foyers, les écoles et les aires de jeu de tout le continent.

« Je pense que la Coupe du Monde (de la FIFA) a, d’une certaine manière, cristallisé ce que nous avions déjà entamé, mais elle a aussi été le catalyseur d’une véritable révolution culturelle. La révolution culturelle du soccer en Amérique du Nord. Ce que je considère comme l’essence même de ce sport, à savoir les supporters, bien sûr, mais aussi le jeu lui-même et les joueurs », a poursuivi M. Montagliani. « Je pense que cette édition 2026 a confirmé une tendance déjà bien engagée, tout en donnant un véritable coup d’accélérateur à la révolution culturelle du football en Amérique du Nord. Aujourd’hui, cette dynamique gagne les foyers et les familles. »

Fils d’immigrés italiens au Canada, Victor Montagliani raconte avoir « grandi dans une famille où l’on parlait football à table ».

À l’époque, ce n’était pas chose courante aux États-Unis et au Canada « car d’autres sports étaient beaucoup plus populaires ».

Canada v Bosnia and Herzegovina: Group B - FIFA World Cup 2026

Toutefois, a-t-il ajouté, « une évolution commence à se faire sentir, notamment grâce à des championnats comme la MLS et d’autres compétitions. Aujourd’hui, on peut voir des enfants, au petit-déjeuner, dire à leurs parents : “Vous avez vu ça ?” Et ça, vous l’avez vu ?” Pour moi, il s’agit des prémices d’une véritable révolution culturelle ».

De nombreuses données montrent que l’organisation d’une Coupe du Monde de la FIFA™ entraîne une hausse de la pratique du football. Selon la Sports & Fitness Industry Association (SFIA), qui représente l’industrie américaine du sport, la pratique du football a progressé de 4,5 % en Russie dans l’année qui a suivi la Coupe du Monde de la FIFA 2018™, et de 8,1 % au Qatar après que le pays a accueilli l’édition 2022. La SFIA a constaté que les seuls préparatifs en vue de l’édition 2026 avaient suffi à faire bondir de 15,8 % la pratique du football aux États-Unis entre 2024 et 2025. L’association estime que le pays comptait 16,8 millions de joueuses et joueurs l’année dernière.

M. Garber et M. Montagliani espèrent que cette tendance à la hausse se poursuivra et qu’elle stimulera le développement et la demande.

Spain v Argentina: Final - FIFA World Cup 2026

« Les spectateurs qui sont venus pour la Coupe du Monde (de la FIFA) pourraient finir par se prendre de passion pour une équipe de MLS », a confié M. Garber. « Les équipes de la NWSL (National Women’s Soccer League) et les autres équipes professionnelles méritent également qu’on les soutienne. Il faut aussi s’impliquer dans les équipes jeunes. Ne gâchons pas l’occasion qui nous est donnée, et faisons en sorte que cet événement laisse un héritage durable pour le futur du football en Amérique du Nord. »

M. Montagliani a ajouté : « Je me souviens de ma première Coupe du Monde (de la FIFA) quand j’étais enfant, en 1978. C’était il y a longtemps, mais je m’en souviens comme si c’était hier. Ce moment inoubliable, vécu par toute une jeune génération, dépassera donc largement le cadre du sport et aura, à mon avis, des répercussions bien plus larges. Et je ne parle pas seulement des indicateurs évidents, comme l’impact économique, etc. Je pense qu’on va assister à une véritable révolution culturelle dans la façon dont ce sport est perçu et pratiqué en Amérique du Nord. »

Grâce à des bases désormais solides et à la popularité croissante du football dans ces deux pays, ainsi qu’à l’omniprésence de la compétition dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans les conversations tout au long des mois de juin et juillet 2026, toutes les conditions semblent réunies pour que le beau jeu franchisse un cap durable au pays du « soccer », une évolution qui n’était pas envisageable dans les années 1990.

« Je suis très heureux, car nous avons fait vivre des émotions à des millions de personnes aux États-Unis et dans le monde entier », a déclaré le Président Infantino. « Nous avons vu des images et des scènes de liesse uniques dans les stades, dans les villes hôtes, aux États-Unis, au Canada, au Mexique, et partout dans le monde. Cela nous rappelle que la Coupe du Monde (de la FIFA) n’est pas seulement une compétition de football, elle est aussi un vecteur d’unité, et je veux croire qu’elle contribue, un peu, à rendre le monde meilleur. »

Ce constat s’est imposé comme une évidence, y compris pour un joueur fraîchement débarqué en Amérique du Nord. Au cours des derniers jours, Antoine Griezmann, légende du football français et vainqueur de la Coupe du Monde de la FIFA 2018™, a suivi Les Bleus et s’est entretenu avec différents médias alors qu’il s’apprête à entamer un nouveau chapitre de son immense carrière sous les couleurs de l’Orlando City SC. « Grizou » n’a pas eu besoin des décennies d’expérience de Don Garber et de Victor Montagliani pour mesurer l’ampleur de la révolution en cours.

France v Morocco: Quarter Final - FIFA World Cup 2026

« Cette Coupe du Monde (de la FIFA) est une formidable vitrine pour la MLS. Elle donne envie à davantage d’enfants de jouer au football et leur montre que c’est le plus beau sport du monde », a déclaré l’ancien attaquant de l’Atlético Madrid. « C’est un véritable spectacle. Chaque match est un événement, et je suis sûr que plein d’enfants suivent ces grands joueurs à la télévision en rêvant de devenir footballeurs eux aussi. C’est exactement ce dont a besoin le football ici, aux États-Unis, et je suis sûr que de plus en plus d’enfants vont se mettre à y jouer. »