FIFA
jeudi 24 septembre 2026, 14:00

Bibiana Steinhaus-Webb : Pologne 2026, étape décisive sur la route du Brésil

Bibiana Steinhaus-Webb, FIFA's Head of Women's Refereeing
  • Soixante-huit arbitres provenant de 43 Associations membres de la FIFA officient à la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026™

  • Bibiana Steinhaus-Webb, cheffe du département de l’Arbitrage féminin de la FIFA, explique que cette compétition marque une étape importante en préparation de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Brésil 2027™

  • La VAR est utilisée pour la première fois lors de cet événement dans cette catégorie d’âge

À la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026™, 68 arbitres issues de 43 Associations membres travaillent non seulement lors de cette compétition phare chez les jeunes, mais aussi en vue de préparer la plus grande de toutes : la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Brésil 2027™.

Bibiana Steinhaus-Webb, cheffe du département de l’Arbitrage féminin de la FIFA depuis octobre 2024, supervise le processus. Première femme arbitre à avoir officié en Bundesliga et ancienne arbitre de la finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, l’Allemande dirige désormais le développement des arbitres femmes au sein de la FIFA.

La préparation pour l’édition 2026 en Pologne a commencé bien avant le coup de sifflet inaugural. « Avant le match d’ouverture, l’équipe d’arbitres s’était déjà réunie une semaine auparavant afin de préparer la compétition dans les moindres détails », explique-t-elle. « Nous avons ici 68 arbitres provenant de 43 pays. Nous sommes réunies ici pour un événement international afin de garantir une application cohérente et uniforme des lois du jeu. »

Cette cohérence ne se limite pas à la présente compétition. « La Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA en Pologne est un événement à part entière et à ce titre, elle mérite toute notre attention. Cependant, il s’agit également d’une étape extrêmement importante en préparation de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2027 au Brésil, non seulement pour les équipes, mais aussi pour la délégation arbitrale. C’est l’une des occasions où toutes les arbitres se réunissent pour faire valoir leurs compétences dans l’espoir de décrocher une place à la Coupe du Monde Féminine senior, le summum de notre sport.

La différence est considérable. Ici, lors des compétitions de jeunes, l’aspect pédagogique est également important pour leur offrir un cadre sûr où elles peuvent tester leurs compétences. Mais lorsque vient le moment de participer à une Coupe du Monde (de la FIFA) senior, comme au Brésil l’année prochaine, alors la scène internationale est complètement différente. Non seulement les stades sont bien plus grands, mais en plus le public est beaucoup plus nombreux et le monde entier a les yeux rivés sur elles. Les enjeux sont plus importants. Ici, nous nous préparons simplement pour la suite. »

Savoir officier sous les yeux du monde entier fait partie intégrante de l’apprentissage. En dehors des compétitions de la FIFA, les arbitres travaillent presque exclusivement au sein de leurs Associations membres d’affiliation, où elles se familiarisent avec les cultures footballistiques locales. Lors de cette édition 2026 en Pologne, elles se retrouvent soudain aux côtés de collègues issues de toutes les confédérations. Elles ont donc affaire à des styles de jeu et des réactions de joueuses auxquels elles ne sont pas habituées. Bibiana Steinhaus-Webb estime qu’il s’agit d’une expérience indispensable pour préparer une Coupe du Monde senior.

 C’est là que nous devons harmoniser notre approche pour nous assurer qu’indépendamment des styles de jeu ou des cultures auxquels nous sommes confrontées, nous sommes en mesure de gérer ces émotions de manière appropriée

Bibiana Steinhaus-Webb
Cheffe du département de l’Arbitrage féminin de la FIFA

La technologie fait également le lien entre la Pologne et le Brésil. L’arbitrage avec assistance vidéo (VAR) est utilisé pour la première fois lors d’une Coupe du Monde Féminine U-20, en prévision de 2027, où seront introduites la technologie semi-automatisée de détection du hors-jeu, la Ref Cam et le ballon connecté.

« Nous attendons également avec impatience (au Brésil) les technologies et les innovations, comme la caméra portative qui permettra à l’arbitre de filmer de son point de vue pendant les rencontres. Ce sera également l’occasion de découvrir le ballon connecté, qui nous permettra d’identifier à tout moment la dernière joueuse à avoir touché le ballon. »

Pour les arbitres et leurs assistantes, la possibilité de faire bonne impression auprès de Steinhaus-Webb et de son équipe avant la sélection pour le Brésil est une nouvelle opportunité. L’Allemande explique que les performances sur le terrain sont essentielles, tandis que la neutralité des confédérations contribue à faciliter le processus. 

« La qualité est le critère primordial. Nous avons besoin des meilleures arbitres sur l’aire de jeu lors des meilleurs matches », a-t-elle conclu.

À moins d’un an de l’édition 2027 au Brésil, bon nombre de ces 68 arbitres peuvent s’attendre à voir leur nom figurer à nouveau sur la liste des sélectionnées par l’équipe de Steinhaus-Webb pour la plus grande compétition de la discipline.