À Boston, l’Atlas Barber Shop est devenu un lieu de rencontre autour du football et de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™
Le salon incarne une double identité marocaine et américaine, célébrée par son fondateur Ayoub et sa communauté de fans
L’affluence liée au tournoi dynamise fortement l’activité et le quartier
Installé à Boston, l’Atlas Barber Shop a créé un véritable pont entre le football et la coiffure, mais aussi entre les États-Unis et le Maroc. À l'occasion de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, Ayoub, Salah et Hamza ont fait de leur salon bien plus qu'un barber shop : un lieu de rencontre où l'on vient autant pour se faire coiffer que pour partager la passion du football autour d'un thé marocain, d'un repas traditionnel et des plus belles affiches du tournoi.
Le décor donne le ton. Les drapeaux des États-Unis et du Maroc trônent fièrement sur les murs. Entre les deux bannières, la télévision diffuse le match de la veille – la victoire du Maroc face au Canada (3-0) – tandis qu’une guirlande aux couleurs des nations qualifiées pour la Coupe du Monde traverse le plafond de l’établissement.
« Nous célébrons les deux pays avec une profonde gratitude : celui qui nous a vus naître et qui nous a donné nos racines, et celui qui nous a offert de nouvelles opportunités, le rêve américain que nous vivons aujourd’hui. Nous avons deux cœurs, et nous soutiendrons les équipes avec cette double identité tout au long du tournoi », explique Ayoub, le propriétaire des lieux, le maillot d’Achraf Hakimi sur le dos, dans un anglais au fort accent américain.
Ici, le football est bien plus qu’un sport : c’est un langage universel qui rassemble les cultures. « Le ballon rond est omniprésent ici », poursuit-il. « Si vous entrez dans notre salon, vous verrez des rencontres de ligues européennes, des championnats africains, des Ligues des champions, des compétitions sud-américaines, asiatiques et africaines, et bien sûr la Coupe du Monde. C’est notre identité : un salon de coiffure ancré dans la culture du football, porté par une énergie collective autour de ce sport. »
Arrivé aux États-Unis avec sa famille en 2010, le natif de Casablanca a choisi Boston pour poser ses valises. Le caractère multiculturel de la ville seyait parfaitement à ce commerçant jovial. Après le succès d’une première boutique près de l’université d’Harvard, il a ouvert un deuxième salon dans le quartier de Brookline, puis un troisième récemment dans le centre-ville de Boston. Une dynamique qui ne semble pas prête de faiblir avec cette Coupe du Monde.
« Cette compétition a eu un impact direct sur mon business. Nous avons reçu des fans du monde entier : des Français, des Sud-Américains, des clients venus de différents pays. Sur le plan économique, la ville est plus animée et notre activité a augmenté », explique-t-il. « Habituellement, l’été dans la région de Boston est une période plus calme, car c’est une ville universitaire avec beaucoup d’étudiants. Mais cette année, c’est très spécial : restaurants, bars, salons de coiffure, centres commerciaux… tout est plein. »
Avec l'afflux de clients, les attentes ont elles aussi grimpé d'un cran. Les barbiers doivent désormais être à la hauteur des plus grandes stars du football. « On nous demande souvent des coupes inspirées des plus grands joueurs, surtout chez les plus jeunes : Achraf Hakimi, Kylian Mbappé, Cristiano Ronaldo… On s’adapte ! » Lance Ayoub.
Si la Coupe du Monde a considérablement dopé l'activité de l'Atlas Barber Shop, pas question pour autant de tirer profit des 'soirées-matches' qu'Ayoub organise régulièrement. Ici, tout est offert. « Nous préparons des plats marocains faits maison, du thé à la menthe, nous invitons nos clients et nous regardons les rencontres tous ensemble. C'est une expérience magique », explique-t-il.
L'objectif est d'organiser ces événements jusqu'à la finale, que le Maroc et les États-Unis soient encore en lice ou non. « Peu importe la nationalité ou l'origine des équipes, l'important est de vivre le tournoi ensemble jusqu'au bout », assure-t-il. L’Atlas Barber Shop aura, lui, réussi son pari : mêler coupes de cheveux et coupe du monde.