Les présidents de plusieurs associations membres de la FIFA ont visité le Stade d’Atlanta et rencontré le maire Andre Dickens à l’approche de la deuxième demi-finale, qui opposera l’Angleterre à l’Argentine
Ils ont admiré le toit rétractable, la transformation du gazon et les espaces opérationnels flexibles
Cette visite leur permettra de mieux préparer les prochaines compétitions, notamment la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF et la Coupe du Monde de la FIFA™
Dans le cadre de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, les présidents de plusieurs associations membres africaines ont visité le Stade d’Atlanta. Ils ont également rencontré le maire de la ville, Andre Dickens, à la veille du coup d’envoi de la seconde demi-finale, qui opposera l’Angleterre à l’Argentine.
L’édile en a profité pour rappeler les liens forts qui unissent Atlanta et le football africain : « Qu’ils soient résidents ou simples touristes, il y a beaucoup de gens ici qui apprécient énormément les équipes africaines. Nous entretenons une solide relation avec la majeure partie de l’Afrique. Nos échanges sont très riches, tant sur le plan humain que culturel. Nous sommes très heureux de vous accueillir et nous espérons vous revoir prochainement, que ce soit pour jouer au football, faire des affaires, pour les loisirs ou n’importe quelle autre raison. »
Interrogé sur la portée de cette visite, Gelson Fernandes, directeur adjoint de la division Associations membres de la FIFA et directeur régional pour l’Afrique, a indiqué qu’il était important pour les associations membres de se rendre compte par elles-mêmes de la réalité de la compétition dans les villes hôtes.
« C’est essentiel. Ils découvrent la ville, sa culture, ses infrastructures et tout le travail réalisé en coulisses par la FIFA et les autorités locales pour offrir au public cette magnifique Coupe du Monde. Nous pensons qu’il est important pour eux de voir l’envers du décor, quand les circonstances le permettent. »
Et d’ajouter que plusieurs des associations membres représentées aujourd’hui doivent prochainement organiser des compétitions de premier plan. « Certaines organiseront bientôt la Coupe d’Afrique des Nations, d’autres s’apprêtent à construire des stades ; dans tous les cas, cette expérience leur sera utile », précise-t-il.
Wallace Karia, président de la Fédération Tanzanienne de Football et membre du comité exécutif de la CAF, juge cette visite porteuse de nombreux enseignements en vue de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF, que son pays accueillera l’année prochaine, conjointement avec le Kenya et l’Ouganda, sous le mot d’ordre Pamoja (« ensemble »).
« Quelle expérience fantastique ! En premier lieu, cette Coupe du Monde n’a pas lieu dans un seul pays, mais dans trois. Ensuite, elle a réuni pour la première fois 48 équipes décidées à prouver que tout est possible.
J’ai appris énormément de choses au cours de mon séjour. Grâce à cette expérience, nous améliorerons notre propre compétition, afin d’en faire l’une des meilleures », a-t-il expliqué, avant de saluer le travail des pays hôtes. « Bravo au Canada, aux États-Unis et au Mexique, qui nous ont montré beaucoup de belles choses. Cette édition est fantastique ! » Les leçons tirées de cette visite seront également précieuses en vue de l’organisation du prochain grand rendez-vous mondial, confiée à l’Espagne, au Maroc et au Portugal, en 2030.
Célestin Yanindji, président de la Fédération Centrafricaine de Football, a reconnu que cette édition avait largement dépassé ses attentes. « Pour moi, cette Coupe du Monde est la meilleure de toutes, avec ses stades magnifiques, son organisation parfaite et son public enthousiaste.
Merci au peuple nord-américain pour cet excellent travail. Désormais, c’est indéniable : ‘le football unit le monde’ ! »
Ali Abdi Mohamed, le président de la Fédération Somalienne de Football, n’a, quant à lui, pas caché sa joie de se trouver à Atlanta en marge d’un match de cette magnitude.
« Je suis très content d’être là. J’ai vraiment hâte de suivre le match Angleterre – Argentine au Stade d’Atlanta. Je remercie Monsieur le maire et tous les habitants des États-Unis. »
Issaka Adamou, son homologue de la Fédération Nigérienne de Football, qui a travaillé comme architecte et inspecteur de stades, s’est intéressé au bâtiment lui-même. « J’étais comme un fou en découvrant ses nombreuses fonctionnalités, à commencer par le toit rétractable. » En fin connaisseur, Issaka Adamou a également remarqué que le gazon artificiel avait été remplacé par un gazon naturel, le temps de la compétition.
« Je trouve cette idée de pouvoir modifier le stade en fonction des besoins très impressionnante. C’est incroyable ! Ce stade aurait aussi bien pu accueillir la finale. Mais une demi-finale, c’est déjà très bien ! Quoi qu’il en soit, je suis certain que le spectacle qui nous attend demain sera à la hauteur de l’événement. »