FIFA
mercredi 16 septembre 2026, 16:45

Coupe du Monde féminine U-20 de la FIFA™ : une nouvelle réglementation pour renforcer la représentation des entraîneures

BIELSKO-BIALA, POLAND - SEPTEMBER 11: Camilla Orlando, Head Coach of Brazil, reacts during the FIFA U-20 Women's World Cup Group B First Stage match between England and Brazil at Bielsko-Biala Stadium on September 11, 2026 in Bielsko-Biala, Poland. (Photo by Daniela Porcelli - FIFA/FIFA via Getty Images)
  • La nouvelle réglementation impose à chaque équipe de compter au moins une femme au poste de sélectionneuse ou d’adjointe lors des compétitions féminines de la FIFA

  • Cette initiative fait entre en vigueur à l’occasion de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026™

  • Le programme de développement féminin de la FIFA vise à accroître le nombre d’entraîneures occupant des postes au plus haut niveau

La Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Pologne 2026™ bat actuellement son plein, mettant en lumière les meilleures jeunes joueuses du monde. En marge de l’action sur le terrain, cette édition marque également le lancement d’une initiative visant à accroître les opportunités pour les entraîneures.

Une décision prise en mars 2026 par le Conseil de la FIFA, qui a approuvé de nouvelles règles en vue de remodeler l’avenir du football féminin, a rendu obligatoire la présence de femmes au sein des encadrements techniques dans toutes les compétitions féminines de la FIFA.

La nouvelle réglementation impose à chaque équipe que son entraîneure principale et/ou au moins une des entraîneures adjointes, un membre du personnel médical et au moins deux officielles assis sur le banc de l’équipe soient des femmes.

Ces dispositions s’appliquent à toutes les compétitions de jeunes et seniors, opposant aussi bien des équipes nationales que des clubs, et sont mises en œuvre pour la première fois à l’occasion de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA™.

Destinées à faire augmenter le nombre d’entraîneures à l’échelle mondiale, ces mesures s’appuient sur des initiatives existantes de la FIFA, comme que le programme de préparation des équipes nationales féminines de la FIFA, le parcours de formation de la FIFA pour formatrices d’entraîneures et les bourses de formation pour entraîneures.

« Ces nouvelles règles s’inscrivent parfaitement dans le cadre des programmes de la FIFA et contribuent à promouvoir le développement des femmes dans le sport et, en l’occurrence, dans le football », a déclaré Patricia Aguilar, sélectionneuse de l’équipe nationale féminine U-20 du Costa Rica. « Elles soulignent également qu’il ne s’agit pas simplement d’une question de genre, mais d’aptitudes. Nous devons faire davantage confiance aux entraîneures et reconnaître que certaines femmes possèdent les compétences et le niveau requis pour diriger un groupe.

Patricia Aguilar head coach Costa Rica U-20 womens team

Ce genre de décision nous ouvre des portes en tant que femmes, dans un sport encore majoritairement dominé par les hommes. C’est une formidable occasion pour les entraîneures de gagner en visibilité et de jouer un rôle plus important.

Ce qui est bien, c’est que cette réglementation ne concerne pas seulement le staff technique, mais aussi le staff médical. Elle permet de promouvoir le développement du football féminin dans son ensemble, non seulement au niveau des joueuses, mais aussi de l’encadrement technique. Cela va grandement bénéficier au football féminin au Costa Rica, ce qui est évidemment important pour moi, mais aussi partout dans le monde. »

À l’issue de cette compétition, ces nouvelles règles seront appliquées lors de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA™ et de la Coupe des Champions Féminine de la FIFA™ avant d’être mises en œuvre à l’occasion du plus grand événement sportif féminin de la planète : la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Brésil 2027™.

« Qu’elles soient kinésithérapeutes, médecins, analystes ou qu’elles travaillent derrière les caméras, je pense que c’est essentiel d’offrir des opportunités aux femmes », a confié Emma Hayes, sélectionneuse de l’équipe nationale féminine des États-Unis. « Permettre aux entraîneures de se former est quelque chose de primordial, qui plus est dans un sport qui en est encore à ses balbutiements par rapport à son pendant masculin. Le reste du monde doit être en mesure d’offrir aux femmes la possibilité d’entraîner, c’est pourquoi je salue cette formidable initiative de la part de la FIFA. »

United States head coach Emma Hayes along the sidelines prior to playing Canada

Cette mesure va de pair avec le programme de développement féminin de la FIFA et, plus précisément, avec le programme de mentorat pour entraîneures – dont bénéficient plusieurs sélectionneuses actuellement présentes en Pologne, y compris Patricia Aguilar.

« Ce programme est très enrichissant. Plusieurs ateliers ont été organisés au cours desquels les mentors et les mentorées ont pu échanger de nombreuses idées et ressources. Je suis ravie de cette expérience », a-t-elle déclaré. « Ce genre d’initiatives contribue au développement des entraîneures, ce qui est central pour l’avenir du football féminin. »

La sélectionneuse de l’équipe nationale féminine U-20 du Brésil, Camilla Orlando, compte aussi parmi les participantes.

« J’ai toujours rêvé de faire partie de ce programme. Je suis très heureuse d’avoir été choisie pour y participer », a-t-elle confié. « Mon mentor m’a beaucoup aidée à prendre confiance en moi, à m’organiser et à tisser des liens avec les joueuses et le staff technique. »

Le programme de développement féminin a pour objectif d’augmenter le nombre d’entraîneures qualifiées au plus haut niveau. Il vise à encourager l’évolution continue des entraîneures au sein de leurs associations membres durant les différentes phases de leur carrière.