Dalot dans le grand bain
Diogo Dalot reste confiant malgré la défaite inaugurale du Portugal
Le latéral droit a l’intention d’étaler ses qualités offensives lors de la Coupe du Monde U-20
Il n’a pas oublié son bel été 2016 et le sacre européen chez les U-17
On peut sentir chez Diogo Dalot une pointe de frustration à l’évocation de l’entrée en lice du Portugal en Coupe du Monde U-20 de la FIFA, République de Corée 2017. Son équipe a davantage tiré au but, obtenu plus de corners et dominé la possession de balle. Elle a pourtant été battue 2:1 par la Zambie.
Cela fait partie, pour le latéral droit de 18 ans, de l’apprentissage du haut niveau. "Le match a été très difficile, ce n’était que la deuxième fois que j’affrontais une équipe non-européenne", confie à FIFA.com la pépite de Porto. "Nous avons affronté les États-Unis la semaine dernière en match de préparation et ensuite la Zambie. Les équipes africaines ont un style à part, mais nous aurions vraiment pu l’emporter si nous n’avions pas manqué autant d’occasions."
La vitesse foudroyante des Zambiens n’a pas refréné sa propension naturelle à se projeter vers l’avant. Ses propres qualités athlétiques apportent ainsi une corde supplémentaire à l’arc offensif de la Selecção, qui n’en manque déjà pas. "J’aime monter et aider mes coéquipiers devant, courir et remplir cette partie de ma mission", reconnaît Dalot à la veille d’affronter le Costa Rica.
"J’essaie de développer mon propre style, à la façon des latéraux modernes : bien défendre et apporter son soutien devant en profitant d’un peu de liberté", ajoute-t-il. Une liberté que le Portugais exploite au maximum. Débarrassé de ses tâches défensives, il aime profiter des espaces dans l’arrière-garde adverse et jaillir à l’angle de la surface.
C’est ainsi qu’il a inscrit le but le plus important de sa carrière, ouvrant le score face à l’Espagne en finale de l’UEFA EURO U-17, l’an dernier, après avoir déjà trouvé le chemin des filets en demi-finale. "Mes tous premiers buts pour le Portugal !", sourit-il. "C’était un sentiment incroyable que de marquer en finale à 0:0."
"Je n’étais pas loin non plus de sauver mon équipe sur la ligne sur le but de l’Espagne", poursuit-il, légèrement frustré de ne pas avoir pu empêcher le Portugal de concéder son seul but du tournoi. "J’ai vécu un EURO génial, c’était une expérience formidable. Nous n’avons encaissé qu’un seul but tout en en marquant 14 ! C’était évidemment le plus beau moment de notre vie."
Un défenseur qui assure ses arrières Dalot a aidé, ce même été, son pays à décrocher son billet pour la République de Corée, où une partie du groupe portugais a débarqué en connaissant déjà la recette du succès. "L’âge importe peu, ce sont nos qualités qui nous valent d’être ici", affirme-t-il à propos des six coéquipiers aux côtés desquels il évolue depuis la sélection U-15. "Nous avons montré que nous en avions. Nous savons gagner, mais le premier objectif bien sûr est de s’extraire du groupe."
Le latéral droit suscite déjà l’intérêt des plus grands clubs européens. Mais il accueille les rumeurs l’envoyant loin de Porto, qu’il a rejoint à l’âge de huit ans, au grand bonheur de son père, fans des Dragões, comme une source de motivation pour continuer sa progression. Dalot est même davantage préoccupé par ses examens et son entrée à l’université. "Les carrières de footballeur se terminent trop vite", souligne-t-il. "Nous pouvons jouer jusqu’à 34 ou 35 ans, puis il y a toute une vie derrière. C’est pourquoi il faut assurer ses arrières."