Larry Zima a commencé à soutenir le Canada dans les années 1980
Son visage peint a fait de lui une figure emblématique parmi les supporters du Canada, dont il est certainement l’un des plus passionnés
La Coupe du Monde de la FIFA 2026™ est la cinquième compétition de la FIFA au Canada à laquelle il assiste
De tout temps, la Coupe du Monde de la FIFA™ a rassemblé des supporters plus passionnés les uns que les autres. C’est en outre lors de la compétition phare du football que l’on retrouve les manifestations de soutien les plus remarquables. L’édition 2026 en Amérique du Nord ne fait pas exception à la règle.
Les rameurs norvégiens ont ainsi déjà inondé les réseaux sociaux, tandis que Lumumba Vea, le fan inconditionnel de la RD Congo qui suit tous les matches en prenant une pose de statue, est désormais reconnu partout où il passe. La célèbre Tartan Army écossaise n’est pas en reste, puisqu’elle a véritablement captivé l’imaginaire collectif aux quatre coins du monde. Parmi les looks et costumes éclectiques régulièrement captés par les caméras de télévision, il y a le visage peint de Larry Zima. Derrière ces traits colorés se cache l’un des supporters les plus fervents du Canada, qui n’hésite pas à avaler les kilomètres pour voir son équipe favorite. « Je suis fier de mon pays et fier de l’équipe. J’aime partager mon amour pour ce sport et pour cette équipe avec les autres », répond Zima lorsqu’on lui demande pourquoi il déploie autant d’efforts afin de montrer son amour pour le football canadien. « J’adore le football et l’esprit de camaraderie qui va avec. Il y a beaucoup de supporters passionnés au Canada, et leur nombre va certainement augmenter avec la Coupe du Monde. En soutenant l’équipe de cette manière, j’ai l’occasion de me faire de nouveaux amis venus du monde entier. La communauté du football est juste formidable. »
Sa passion pour l’équipe canadienne est née dans les années 1980, dans sa ville natale d’Edmonton, lorsqu’il a vu l’Écosse battre le Canada 3-0 dans le cadre d’un match amical. Si son équipe s’est inclinée ce jour-là, cette expérience a été l’étincelle qui l’a conduit par la suite à assister à quatre compétitions de la FIFA organisées au Canada : le Championnat du Monde Féminin U-19 de la FIFA 2002™, la Coupe du Monde U-20 de la FIFA 2007™, la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015™ et la Coupe du Monde de la FIFA 2026™. Mais sa dévotion ne se limite pas aux frontières canadiennes. Lorsque le Canada a été défait par la Suisse lors de son dernier match du groupe B, de nombreux supporters locaux étaient plus déçus par le fait de devoir se rendre aux États-Unis en vue du seizième de finale contre l’Afrique du Sud que par la défaite en elle-même. Aucun problème pour Zima, qui a vu ce match en terres états-uniennes comme une excellente opportunité de voyager, preuve supplémentaire que sa passion pour les « Canucks » ne connaît aucune limite.
Du Costa Rica au Qatar, Zima a suivi le Canada partout. En 2022, il s’est rendu au Qatar pour la Coupe du Monde de la FIFA™ ; un an plus tard, c’est en Australie et en Nouvelle-Zélande qu’on l’a retrouvé dans le cadre de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, et en 2024, il était l’un des quatre supporters canadiens à avoir fait le déplacement au Suriname pour soutenir l’équipe canadienne lors de son quart de finale de Ligue des Nations de la Concacaf.
Tous ces périples lui ont valu d’être érigé au rang de héros national, notamment lorsqu’il a sillonné les États-Unis à bord d’un mini-bus rempli de supporters pour soutenir le Canada dans le cadre de sa campagne en Copa América 2024, où les Canucks ont atteint les demi-finales.
Quel que soit l’endroit où le Canada doit jouer, Zima n’hésite pas bien longtemps. D’ailleurs, il est possible de retracer son parcours en jetant un coup d’œil à sa veste, qui regorge d’insignes représentant les pays où il s’est rendu ou les équipes qu’il a vues « en vrai ». « À chaque fois que l’on voyage et que l’hymne national canadien retentit, il y a ce sentiment de fierté qui surgit », a-t-il déclaré. « En suivant l’équipe, j’ai emmagasiné tout un tas de merveilleux souvenirs : les premiers buts de Christine Sinclair, ou la qualification face à la Jamaïque à Toronto, en vue de la Coupe du Monde au Qatar. C’était tellement génial de voir le Canada retrouver la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois depuis 1986... On a pas obtenu de bons résultats mais j’ai vécu des moments formidables avec d’autres Canadiens. »
Après avoir déjà accueilli cinq compétitions de la FIFA par le passé, le pays a prouvé qu’il savait organiser des événements majeurs. Selon Zima, le fait que le Canada ait été désigné co-organisateur de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 aux côtés des États-Unis et du Mexique est une belle récompense de tout ce que le pays a fait pour le football. « Avec une population issue des quatre coins du monde, le Canada est l’hôte idéal pour la Coupe du Monde de la FIFA. Peu importe son origine ou son lieu de naissance, chaque individu est le bienvenu au Canada. Il forme une part essentielle de ce qu’est l’identité canadienne. C’est une des spécificités de notre nation dont je suis particulièrement fier. Pour les Canadiens, l’origine d’un individu n’est importante que par la mixité culturelle qu’elle apporte. L’essentiel, c’est d’être heureux et de vouloir faire partie d’un ensemble. »
Vingt-quatre ans après avoir assisté à sa première compétition de la FIFA au Canada, Zima affiche toujours la même énergie et la même passion pour le football, et l’équipe du Canada en particulier. Selon lui, l’édition 2002 du Championnat du Monde Féminin U-19 de la FIFA a marqué un tournant, tant au niveau des mentalités que des actions entreprises.
« Aujourd’hui, quand je regarde autour de moi, il y a du rouge et du blanc partout. Le football, ou soccer, est devenu un sport national. En réalité, il s’agit même du sport le plus populaire du pays actuellement. C’est le sport le plus pratiqué par les enfants. Du fait des valeurs d’ouverture et d’acceptation qu’il véhicule, il connaît une croissance fulgurante. »