Compte tenu de l'héritage du football total aux Pays-Bas, il ne faut pas s'étonner si le futsal y jouit d'une grande popularité. La discipline a gagné ses lettres de noblesse en Europe au fil des ans, grâce notamment à l'enthousiasme des Néerlandais. Nous aimons la technique, la possession de balle et les belles actions. Au futsal, on a souvent le ballon, on doit posséder une technique solide, il y a beaucoup d'occasions et le jeu va très vite. C'est ce qui nous plaît. Ça fait partie de la culture du football aux Pays-Bas", confirme le sélectionneur de l'équipe nationale de futsal Marcel Loosveld, au micro de FIFA.com.
La première Coupe du Monde de Futsal de la FIFA a justement eu lieu aux Pays-Bas, en 1989. À l'époque, le pays hôte s'était hissé en finale, avant de tomber face au Brésil. Les Oranje ont participé aux trois éditions suivantes, sans toutefois parvenir à franchir le cap du deuxième tour. Suite à leur dernière apparition, en 2000 au Guatemala, les Néerlandais sont restés absents absents de la scène mondiale. Mais Colombie 2016 pourrait marquer la fin de cet interminable exil. Ce 22 mars, les Pays-Bas affronteront l'Azerbaïdjan en barrage, avec à la clé l'une des dernières places qualificatives pour l'épreuve mondiale. "Il faut travailler avec le plus grand sérieux, car la Coupe du Monde n'a jamais été aussi proche. C'est un match capital. Ce serait fabuleux de valider notre billet pour la Colombie", confie le capitaine Zaid El Morabiti à FIFA.com. "J'ai entendu dire que le match se jouerait à guichets fermés. Ça va être un événement extraordinaire".
Les Pays-Bas tiennent là une occasion unique de renouer avec leur glorieux passé, en s'invitant une fois de plus à la table des grands. "Nous n'avons pas misé de façon suffisamment agressive sur le développement. L'Espagne, pour ne citer qu'elle, a débuté avec des moyens modestes, mais elle a énormément progressé. En revanche, nous avons négligé cet aspect. C'est dommage," constate Loosveld, auteur du but de l'égalisation (1:1) contre le Brésil en finale de la Coupe du Monde 1989. L'attaque reste la meilleure défense Mais l'heure n'est plus au remord, mais à l'action : "Nous allons chercher à défendre le plus haut possible, dans leur moitié de terrain. Nous sommes plus à l'aise avec le ballon. Il faut essayer de le récupérer le plus vite possible et de nous projeter dans leur camp", souligne le sélectionneur à propos du rendez-vous avec l'Azerbaïdjan. "Tout va se jouer sur des petits détails. J'attends de nous que nous soyons concentrés sur les corners, les coups francs et dans les situations à cinq contre quatre", renchérit le capitaine El Morabiti, qui travaille par ailleurs comme professeur.
Le joueur de 31 ans ne fait pas mystère de son ambition d'accéder à la phase finale de la Coupe du Monde de Futsal. "Je crois que c'est ma dernière opportunité de vivre une telle aventure. J'ai participé à tous les grands tournois de futsal, mais je n'ai jamais eu la chance de disputer une Coupe du Monde." Son sélectionneur possède l'expérience du haut niveau mais, à en croire El Morabiti, "il n'en parle pas souvent". Loosveld assure pourtant garder "de très beaux souvenirs" de cette Coupe du Monde de Futsal à domicile mais pour lui, "le passé est le passé". Le présent, c'est l'Azerbaïdjan, tandis que l'avenir passe par la Colombie.