Wambach, l'art de la contre-attaque
Il y a quatre mois jour pour jour à Francfort, une pluie de confettis dorés s'abattait sur la pelouse et sur des Japonaises ivres de joie. Alors que les nouvelles championnes du monde entamaient un tour d'honneur et se dirigeaient vers leurs supporters en tenant un immense drapeau nippon, les Américaines, après avoir mené deux fois au score avant de s'incliner 3:1 aux tirs au but, paraissaient complètement abattues.
Parmi elles, c'est à n'en pas douter Abby Wambach qui ressentait le plus de frustration. Le Ballon d'Argent adidas dans la main droite, elle avait probablement en tête son but égalisateur inscrit à l'ultime seconde de la prolongation, en quart de finale contre le Brésil. La série de penalties avait ensuite tourné à l'avantage des Américaines, qui pensaient alors avoir fait le plus difficile dans cette Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Allemagne 2011™. Les Japonaises en décidèrent autrement…
"Je crois que ce genre de déception finit toujours par générer quelque chose de positif pour une équipe. Ça vous remet les pieds sur terre et ça vous force à chercher ce qu'il faut travailler pour ne jamais revivre des instants pareils", positive Abby Wambach dans un entretien accordé à FIFA.com.
Une équipe revigorée Après l'énorme déconvenue en finale de l'épreuve suprême, les rendez-vous se sont vite enchaînés pour Wambach et ses coéquipières, comme la gardienne Hope Solo, la milieu Megan Rapinoe et la jeune attaquante Alex Morgan. Elles sont aujourd'hui en stage des à Phoenix, en Arizona, pour préparer leur match contre la Suède, qui aura lieu samedi 19 novembre.
"Ce stage se déroule très bien. Je pense que c'est en partie dû au fait que la saison n'a pas repris. De plus, on voit que les filles ont envie de bien faire après ce qui s'est passé en Allemagne", poursuit Wambach. "Nous peaufinons notre nouvelle formation en 4-2-3-1. Je crois que Pia Sundhage a très bien étudié les autres équipes pendant la Coupe du Monde. Ce nouveau système est conçu à la fois pour tenir compte du potentiel de notre effectif, mais également pour pouvoir rivaliser avec les meilleures équipes du monde."
Les Américaines ont utilisé cette formation new-look lors de leurs deux premières sorties post-Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, deux rencontres amicales face au Canada, qui se sont soldées par une victoire et un match nul pour la sélection entraînée par Sundhage. Dans le nouveau dispositif, Wambach évolue seule à la pointe de l'attaque, ce qui lui permet d'être à la conclusion de la plupart des occasions américaines. "Mon rôle a changé. Je sers entre autres de point de fixation. Je pense que ça permet à toutes nos joueuses offensives d'avoir plus d'occasions qu'avant", analyse la joueuse de 31 ans.
Casse-tête suédois Alors que les qualifications pour le Tournoi Olympique Féminin de Football, Londres 2012 se profilent, les États-Unis s'apprêtent à rencontrer ce week-end la Suède, seule équipe qui les a battus deux fois d'affilée dans un passé récent : au Tournoi des Quatre Nations en RP Chine et cet été, à Allemagne 2011.
Cette dernière défaite était la première, dans l'histoire des féminines US, en phase de groupes d'une Coupe du Monde Féminine de la FIFA™. C'est probablement ce qui fait dire à Wambach que la Suède n'a rien à envier aux États-Unis. "Quand vous jouez contre une équipe qui vous a battu deux fois de suite en peu de temps, il y a deux approches possibles. Ou bien vous profitez de l'occasion pour continuer d'apprendre, en essayant d'analyser comment elles arrivent à vous pousser à la faute. Ou alors vous dites 'ça suffit' et vous décidez de vous affirmer en cherchant à prendre votre revanche à n'importe quel prix."
Nous sommes l'une des meilleures équipes du monde et nous méritons de gagner des titres
Les deux défaites contre les Suédoises sont également venues rappeler aux Américaines qu'en fin de compte, et malgré leur brillant parcours jusqu'en finale de la dernière Coupe du Monde Féminine de la FIFA™, elles ont bien failli être absentes cet été en Allemagne. En effet, après avoir été battues en demi-finale des qualifications de la CONCACAF par le Mexique, qui évoluait il est vrai devant son public, elles sont passées par un trou de souris en prenant le meilleur sur l'Italie, à l'occasion d'un barrage intercontinental en deux manches.
Ne rien tenir pour acquis "En novembre dernier à Cancún, nous avons fait beaucoup trop d'erreurs", résume Wambach au sujet de la campagne qualificative difficile des Américaines en vue d'Allemagne 2011. "En demi-finale, les Mexicaines ont très bien joué. Cette défaite aurait dû nous apprendre une chose, à savoir que plus vous avancez dans un tournoi, plus les erreurs coûtent cher. Ce qui nous est arrivé l'année dernière nous a fait beaucoup de bien. Ça nous a à la fois sonnées et réveillées. Tout le monde a compris qu'on ne peut rien tenir pour acquis, car même les plus belles choses peuvent vous échapper en l'espace d'une seconde", remarque l'attaquante américaine avec philosophie.
Quoi qu'il en soit, le tableau n'est quand même pas si sombre pour les Américaines qui, après cette qualification in extremis pour le grand rendez-vous mondial, ont décroché la médaille d'argent outre-Rhin. Depuis, l'objectif suivant s'est fixé naturellement dans la tête de toutes les représentantes de la Bannière étoilée : remporter la médaille d'or, l'an prochain aux Jeux Olympiques de Londres. À condition évidemment de se qualifier…
"Cette fois, il n'y aura pas de filet de secours. Nous devrons absolument faire honneur à notre réputation. Pour cela, la qualification pour Londres est obligatoire", insite Wambach avant de conclure : "Nous devrons tout faire pour gagner la médaille d'or, non seulement pour reconquérir le cœur de tous nos supporters aux États-Unis, mais aussi pour montrer que nous sommes l'une des meilleures équipes du monde et que nous méritons de gagner des titres."
The Americans first revealed the new-look line-up in a post-FIFA Women’s World Cup celebration series two months ago against Canada, in which they took away a win and a draw. Wambach, specifically, is continuing to adjust to her role as a sole striker and is excited about the potential for such changes to ring in more opportunities on goal.
“Personally speaking, it’s different because I am the lone forward, but if played correctly this formation has proven to get more shots on goal and to give strikers better and more dangerous chances,” she said. “It’s going to be exciting."
Wambach targets Swedish revenge, Olympic gold With qualifying for the Women’s Olympic Football Tournament London 2012 on the horizon in January, USA are not only hoping to avenge the rarity of two successive defeats by Sweden – first at the Four Nations Tournament in China PR and then at Germany 2011 - this weekend, but also identify areas for improvement.
Wambach believes the Scandinavians match up well with her country both physically and technically, and she has not forgotten USA's first-ever FIFA Women’s World Cup group-stage loss, which the Swedes inflicted upon them in July.
“I think there are a couple schools of thought when you face a team that has beaten you two times previous," she said. "The first thought is, 'It's so early in the season we want to learn a lot'. It’s not that we want to make mistakes, but we want to know where we are vulnerable.
“And the other school of thought is, ‘You know what? We are the United States, and we don’t like losing, not to mention two times in the same calendar year'."** ** USA have not only the friendly with Sweden on their minds, but the harping weight of what-if scenarios that have not once, but twice plagued them over the last year. Attributed as a world power in the women’s game, Americans not long ago fretted about the team’s possible exclusion from this year’s global finals. Having lost to hosts Mexico in the semi-finals of the CONCACAF qualifying tournament last November, USA became the last team to qualify for Germany 2011 as they had to face Italy in a two-legged series to assure their place.
Wambach recalled: “I think that if we did what we set out to do in Cancun last November, we surely should have won that tournament. We made a lot of mistakes. When we played against Mexico they played very well and I think we have to realise, and know now moving forward, that we can’t make any more mistakes. I think what happened last year was really good – it was a bit of a wake-up call not to take anything for granted because it can be taken away from you in an instant.”
While USA nearly took an early exit once they got to the FIFA Women's World Cup, a thrilling run to the Final did follow. Despite returning home without the trophy, Wambach and the squad have set their sights on alternative gold, this time at London 2012 should they reach the tournament.
When speaking on the side’s qualifying chances, Wambach was full of confidence: “There are no second chances, we have to take care of business first time around. We want to make this fame that some of us are getting worth it, and I think the way we do that is by qualifying for London and winning gold to prove that not only did we capture the hearts of the American people, but we are one of the best teams in the world and we do deserve championships.”