Kane, humilité et or dans les souliers
Harry Kane est le meilleur buteur de Russie 2018 (5 buts)
L'attaquant anglais rêve du Soulier d'Or adidas
Kane évoque les huitièmes de finale et les tirs au but
Par Laure James avec l'Angleterre
"C'est notre Messi, notre Ronaldo": cet éloge prononcé par l'ancien milieu anglais Jamie Redknapp n'est qu'un exemple des louanges qui pleuvent sur Harry Kane. L'attaquant anglais n'a pourtant rien perdu de son humilité, lui qui est actuellement en tête de la course au Soulier d'Or adidas de Russie 2018 avec cinq buts en deux matches.
S'il rêve de marcher sur les pas de légendes de la trempe d'Eusebio, Ronaldo et de l'Anglais Gary Lineker, il garde une approche collective. "Ce serait fantastique de le gagner mais la priorité est de passer. Mais si l'équipe joue bien et si moi, je joue bien, alors je marquerai et les choses se feront toutes seules."
Kane pourra sans doute multiplier ses chances face la Colombie mardi, dans un match qui s'annonce ouvert et offensif. "J'espère que notre équipe se créera plus d'occasions que les Colombiens, qui disposent de grands attaquants, comme Falcao et James. Il ne faudra rien lâcher. Mais nous avons fait preuve d'une belle créativité offensive jusqu'ici."
L'Angleterre n'a remporté que deux matches à élimination directe en Coupe du Monde depuis 1990 : contre le Danemark en 2002 et l'Équateur en 2006. Pour Kane, qui n'était pas né quand la sélection de Sir Bobby Robson a atteint les demi-finales en Italie il y a 28 ans, les jeunes Three Lions ont les moyens d'écrire une nouvelle page d'histoire.
"C'est notre objectif. Nous n'avons pas été très brillants par le passé. Nous le savons et les supporters le savent. Nous voulons rebattre les cartes", annonce Kane.
Au défi des huitièmes s'ajoute celui des tirs au but, un exercice dans lequel l'Angleterre n'a jamais excellé. Bien que Gareth Southgate en ait intégré la pratique à ses séances d'entraînement, son attaquant vedette, qui a inscrit deux penaltys d'école contre le Panama, estime qu'il est quasiment impossible de recréer le contexte.
"On a un peu travaillé dessus, mais c'est difficile de s'entraîner aux tirs au but, explique-t-il. Quand l'épreuve arrive, on est fatigué parce qu'on a 120 minutes dans les jambes. C'est un scénario totalement différent, tant physiquement que mentalement. J'ai ma méthode, mais chaque joueur a la sienne. Certains prennent leur temps et attendent que le gardien plonge, d'autres frappent d'emblée. Pour moi, tout est question de méthode."