Tout amateur de football rêve de prendre part à une grande compétition internationale à laquelle participe son pays. Si Sofia Sada, originaire de Monterrey, a envoyé sa candidature pour travailler en tant que bénévole lors de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Russie 2017, c’est précisément parce que le Mexique est l'une des équipes qualifiées.
"Ma passion pour le football a commencé avant même ma naissance, lorsque mon père a obtenu un autographe de Pelé qui m’était dédicacé. Ensuite, j'y ai joué pendant toute ma jeunesse. On peut donc dire que le football a toujours fait partie intégrante de ma vie", révèle la jeune fille de 26 ans.
Évidemment, Sofia n'a pas seulement les yeux rivés sur la Coupe des Confédérations, mais également sur la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, qui se déroulera l'été suivant. "Je n'ai jamais assisté à une Coupe du Monde et ce serait déjà passionnant en soi", ajoute-t-elle. "Cela dit, y participer et y travailler en tant que bénévole constituerait une expérience encore plus mémorable."
Des candidatures du monde entier Sofia fait partie des 110 000 personnes qui ont manifesté un intérêt pour une mission bénévole lors des deux grandes compétitions prochainement organisées en Russie. Des milliers de bénévoles issus du pays hôte et des quatre coins du monde assisteront les organisateurs et les participants durant la Coupe des Confédérations et la Coupe du Monde. Jusqu'à présent, 30 % des candidatures émanent de pays étrangers.
Si elle a déjà œuvré en tant que bénévole à l'occasion de Grands Prix de Formule 1, Sofia considère cette candidature comme une opportunité unique de découvrir une nation aussi lointaine que fascinante. "La Russie est l'un des pays qui m'intéressent le plus : je ne me lasse pas de ses villes et de leur riche histoire. Pour moi, il s'agit d'une opportunité de découvrir la culture russe et d'apprendre quelques mots dans cette langue. J'espère vivre de nombreuses expériences mémorables, tout en faisant la connaissance de personnes issues du monde entier."
Le 1er juin, le Comité organisateur local de Russie 2018 et la FIFA ont commencé à accepter les candidatures bénévoles pour les deux compétitions. En l'espace de trois mois et demi, ils ont reçu des demandes provenant de 186 pays. Pour certains des 15 000 bénévoles qui participeront à la Coupe du Monde, il s'agira d'une grande première dans ce rôle. Un rôle qui n'a en revanche plus de secret pour l'Américain Rob Asperheim, habitué de longue date du mouvement bénévole.
"Si je suis sélectionné pour la Coupe du Monde ou la Coupe des Confédérations, il s’agira de ma cinquième participation en tant que bénévole à une manifestation sportive en Russie", explique cet homme de 38 ans originaire de Virginie. Il s'est rendu en Russie pour la première fois en août 2013 afin de contribuer à un test event de hockey sur luge en amont des Jeux Paralympiques de Sotchi. Rob a ensuite travaillé en tant que volontaire lors des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, du Tirage au sort préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ à Saint-Pétersbourg, ainsi que du Championnat du monde de hockey sur glace, également à Saint-Pétersbourg.
Voyager autrement "On me demande très souvent pourquoi je suis prêt à parcourir 6 000 km à mes frais pour me rendre dans un pays étranger uniquement pour faire du bénévolat", poursuit Rob. "Je réponds en général que cela me permet d'apprendre sans arrêt de nouvelles choses sur les gens, sur la coopération, sur la compassion et sur moi-même. Aider les autres me rappelle que nous sommes tous concernés et que nous ne devons pas oublier de nous soutenir les uns les autres. La vie a tellement de choses à nous offrir si nous prenons la peine de nous ouvrir aux autres. Le bénévolat me permet aussi de m'investir dans une nouvelle ville ou un nouveau pays d'une façon totalement différente que si je ne m'y rendais que quelques jours en tant que touriste."
Si le Mexique et les États-Unis ont envoyé un nombre particulièrement élevé de candidatures, la Chine n'est pas en reste. Candidat bénévole lui aussi, Chong Zhang a récemment œuvré à l'occasion du sommet du G20 à Hangzhou. "Lorsque la Chine s'est qualifiée pour la Coupe du Monde, Corée/Japon 2002, c'était la première fois de son histoire qu'elle participait à une Coupe du Monde et c'est dans ce contexte que j'en ai entendu parler pour la première fois", se souvient le jeune homme de 26 ans. J'ai commencé à me passionner pour le football en 2006, après la Coupe du Monde en Allemagne."
Depuis, le ballon rond occupe une place prépondérante dans sa vie : il regarde des matches, lit des magazines spécialisés, joue à des jeux vidéo et, bien sûr, pratique le football avec ses amis, à l'université. Chong déborde d'enthousiasme à l'idée de participer activement à la Coupe du Monde en Russie. "Je me réjouis de pouvoir aider la Russie à réussir l'organisation de la Coupe du Monde", déclare-t-il. "Je veux partager ce sport formidable avec les visiteurs du monde entier, ressentir la passion du football et revivre les sensations que j'éprouvais en jouant à l'université."
Le processus d'entrevue avec les candidats bénévoles a débuté en septembre, mais les candidats ont jusqu'à la fin de l'année pour soumettre leur candidature sur la page FIFA.com/volunteers.