vendredi 12 avril 2024, 13:00

Un projet de recherche de la FIFA pour créer les meilleures terrains en 2026

  • La FIFA s’est associée à l’Université du Tennessee et à l’Université d’État du Michigan en vue de concevoir des surfaces de jeu de haute facture pour 2026

  • Une délégation de la FIFA s’est rendue dans le Tennessee pour s’entretenir avec les parties prenantes du projet de recherche de la FIFA sur les terrains

  • Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une journée où les 250 responsables de terrain et les leaders du marché se sont rencontrés pour la première fois en vue de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™

Une délégation de la FIFA s’est rendue à l’Université du Tennessee (UT), à Knoxville (États-Unis), afin de visiter des installations dédiées à la recherche et au développement de terrains, ainsi que pour rencontrer les équipes qui cherchent à créer les surfaces de jeu parfaites dans l’optique de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™. L’événement a permis aux responsables de terrain des stades et des sites d’entraînement des 16 villes hôtes de la Coupe du Monde 2026 de faire véritablement connaissance. Les représentants des associations membres de la FIFA, des confédérations, des organisateurs de championnats, des clubs et des fournisseurs y ont également participé. Au total, plus de 200 spécialistes de terrain ont évoqué les défis et opportunités du projet de recherche de la FIFA sur les terrains. La délégation de la FIFA était composée de Heimo Schirgi, directeur de la division Coupe du Monde de la FIFA, Manolo Zubiria, directeur compétition (USA) de la FIFA, Kaj Heyral, directeur de la sous-division Infrastructures et Services techniques de FIFA26, Alan Ferguson, responsable en gestion des terrains de la FIFA et Ewen Hodge, responsable senior des infrastructures de terrain de FIFA26.

Tous les participants ont pu découvrir les installations de l’université dédiées au projet, écouter des experts et connaître les dernières avancées sur le projet.

Après que la liste des villes hôtes et sites de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ a été dévoilée, en juin 2022, l’équipe de la FIFA chargée de la gestion des terrains a mis en place un projet inédit de recherche et développement sur cinq ans visant à créer les meilleures surfaces de terrain possible pour la compétition. La FIFA s’est associée à l’Université du Tennessee (UT) et à l’Université d’État du Michigan (MSU), deux leaders mondiaux de la recherche spécialisés dans la gestion des terrains et le bien-être des joueurs, afin de mettre en place le plus vaste programme de recherche sur les pelouses jamais réalisé sur le football. Les deux professeurs de ces universités en charge du projet avaient déjà participé au programme de développement des terrains dans le cadre de la dernière Coupe du Monde de la FIFA en Amérique du Nord, en 1994. « La mise en place de ce partenariat entre l’Université du Tennessee et l’Université d’État du Michigan a été l’une des décisions les plus faciles qu’il m’ait été de prendre jusqu’à présent concernant cette compétition », a déclaré Ferguson. « La réputation de ces établissements les précèdent, et ils sont tous deux dirigés par des professeurs connus mondialement pour leurs travaux sur les pelouses. Cette décision coulait de source. » Avec ses trois pays hôtes, ses 16 villes hôtes, ses nombreuses installations sportives, ses fuseaux horaires et climats différents, la compétition comporte son lot de défis pour ce qui est de maintenir la qualité et l’homogénéité des gazons naturels. L’objectif sera naturellement de chercher à mettre en place des conditions de jeu optimales pour ce qui s’annonce comme le plus grand événement sportif de l’histoire, ainsi que pour les compétitions futures dans le monde entier.

« Il est important que ces terrains soient aussi identiques que possible. Que le stade se trouve au Canada, dans le Midwest américain ou dans les montagnes mexicaines, nous voulons que les joueurs ressentent aient les mêmes sensations sur la pelouse. Nous devons nous assurer que les joueurs évoluent sur des surfaces homogènes et d’excellente qualité », a déclaré Ferguson.

Les obstacles rencontrés dans les 16 stades, les 84 sites d’entraînement et les 178 terrains d’entraînement comprennent notamment l’entretien du gazon dans les stades entièrement couverts, la conversion des surfaces artificielles, les variations au niveau des normes ainsi que les différents types de gazon. L’équipe teste également les interactions entre le ballon et la surface, la traction ainsi que la facilité d’entretien. L’UT a construit une ombrière ultramoderne afin de reproduire les conditions d’un stade couvert, tandis que la MSU a installé sur le campus un espace asphalté plus de 2 000 m2 pour reproduire les conditions de pose de gazon dans les stades. Le Dr John Sorochan, professeur émérite de science et gestion du gazon à l’UT, a expliqué que la recherche et le développement pourraient avoir des retombées positives sur l’environnement, mais aussi sur les coûts. « La durabilité est une composante assez unique de ce projet », a déclaré Sorochan. « Il est essentiel de pouvoir produire un gazon récoltable en 16 à 20 semaines. Nous pouvons d’une part le faire très vite, mais aussi réduire les coûts liés au transport. En théorie, nous pourrions cultiver le gazon sur de grands parkings vides à proximité des zones urbaines et des stades, ce qui permettrait de réduire les frais de transport ». Le Dr John Rogers III, spécialiste de la gestion des gazons à la MSU, a ajouté : « Si on réussit à perfectionner cette méthode – et ce qu’on est en train de faire – on fera avancer la science du gazon. On augmentera sa durabilité et tous les aspects pertinents pour pouvoir accueillir de nombreux événements dans des stades à usage multiple. Cela nous ouvre de nombreuses perspectives, et c’est la principale raison pour laquelle je me suis impliqué dans ce projet. »